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Levée de boucliers contre les machines à voter

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Droit / Finance, Ordinateurs

Par : Cyril Fussy - Mercredi 25 avril 2007 à 8:40

Trois jours après le premier tour des élections présidentielles en France les réactions et commentaires concernant les machines à voter ne sont pas favorables au progrès.

Files d’attentes interminables, plainte concernant le nombre de votants enregistré (à Reims), principe non conforme aux lois, pétitions (voir aussi l’article du nouvelobs), retraît de plusieurs mairies (dont Amiens), ce progrès-là personne n’en veut!

Le sujet est brûlant à en juger par le nombre d’articles de presse, de La Croix à Sciences & Avenir tout le monde y va de son enquête ou de son commentaire.

Alain Amédro, conseiller municipal Vert à Aulnay-sous-bois et conseiller régional, décrit son action sur son blog. Il a déposé une demande de moratoire, démarche qui semble intéressante tant que ces machines à voter seront perçues comme anticonstitutionnelles:
“puisqu’il ne peut y avoir qu’une seule urne par bureau de vote, la machine à voter, à la fois urne et isoloir, suppose un seul isoloir par bureau. Elle est donc contraire au code électoral, qui prévoit au paragraphe 2 de son article L62 un isoloir par tranche de 300 électeurs. ”

Il semblerait que le mécontentement général porte plus sur la mauvaise préparation de l’introduction du vote électronique auprès du public que sur le principe de la machine en lui-même, bien que des garanties soient exigées sur la programmation des machines à voter. Comment à la fois rendre le code source accessible pour contrôler son authenticité et son impartialité et à la fois garantir son invulnérabilité?

Mauvaise préparation? Un arrière-goût laissé par l’impression que les citoyens ont encore été pris pour des gogos et qui rappelle un certain référendum sur la constitution européenne.

Que va-t-il se passer au second tour? Saint-Malo et d’autres communes ont déjà annoncé leur décision de suspendre le vote sur machines.

Quid du camp des défenseur du vote électronique? « A Issy-les-Moulineaux, les problèmes de flux ne se sont posés que dans une dizaine de bureaux de vote sur 40. En aucun cas cette attente n’est liée à un problème technique », communique la mairie d’André Santini.

Et aucune réaction de la société hollandaise Nedap, fabricant des diaboliques machines de vote. Le vote par Internet, quant à lui, n’intéresse aucune rédaction. Nous nous y intéressons et nous vous posons la question pour les 5 ans à venir: seriez-vous plus rassurés de pouvoir voter par Internet, plutôt que sur des machines de vote placées dans les mairies, aux élections présidentielles?

Lire l’article de notre confrère Silicon.fr: Présidentielles 2007 : le couac du vote électronique

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Commentaires

Comment à la fois rendre le code source accessible pour contrôler son authenticité et son impartialité et à la fois garantir son invulnérabilité?

Déjà, les problèmes de sécurité n’ont rien à voir avec la diffusion du code source ou non… Apache est sur et pourtant son code est dispo, Internet Explorer ne l’est pas et son code est plus que fermé.

Sinon, le problème ne réside pas simplement sur la diffusion du code des machines à voter (ce serait bien trop simple). Il faut dans tous les cas, pour garantir un accès démocratique à ce dépouillement électronique, que tous puissent vérifier l’urne. C’est le cas avec l’ancien système qui permet à chaque électeur de compter les bulletins et de vérifier les dépouillements. Avec un ordinateur pour voter, ma mère ou ma grand-mère ne peut pas vérifier, qd bien même le code est dispo, que son vote a bien été pris en compte. Elles doivent faire confiance à quelques ingénieurs qui eux peuvent lire et controler les systèmes… La démocratie dans les mains des savants ?

Sinon, j’ai un grave problème avec l’argument que j’entends parfois (mais pas ici), qui consiste à dire que refuser le vote électronique c’est être rétrograde, c’est vouloir revenir à la lampe à pétrole et préférer le télégramme à l’e-mail. C’est vraiment très con et franchement, hormis une poignée d’ingénieurs qui bossent pour Nedap et autres, la plupart des informaticiens et chercheurs sont contre le système des ordinateurs à voter. Et on ne peut pas dire que soit une population qui milite franchement pour un recul technologique.

Ne parlons même pas du vote par Internet qui, avec les mêmes problèmes que les machines à voter, ne permet même pas de vérifier que le citoyen est seul dans “son isoloir”. C’est la remise en question du “vote secret” : impossible ! C’est le rêve de toutes les dictatures.

Solution : rendre le vote obligatoire, comme en Belgique, et rémunérer les participants au processus de vote.

  • par Roland
  • 26 April 2007 2:33
  • comment

@Laurent,

Tu dis : “j’ai un grave problème avec l’argument que j’entends parfois (mais pas ici), qui consiste à dire que refuser le vote électronique c’est être rétrograde”

C’est pourtant exactement ce qui est écrit au début de l’article ! À savoir : “les réactions et commentaires concernant les machines à voter ne sont pas favorables au progrès”.
Ok, il s’agit d’une accroche mais c’est pourtant ce que lira le lecteur pressé, hélas.

Pour le reste, je suis d’accord avec toi.

  • par David
  • 26 April 2007 15:00
  • comment

Bonjour a tous,
Je ne suis pas hacker, travaillant de l’autre cote en securite serveurs, je les frequente indirectement au vu de leurs attaques et malgre-moi, ce qui au demeurant assure mon salaire.
Je suis sidere par ce que je lis a propos de ces “Machines”. Que ce soit par Wifi, courant porteur ou autres eproms et sans aller jusqu’aux root-kits, l’on semble entrer, et… sortir du vote ce que l’on souhaite.
Mais la n’est pas mon propos.
Comment est-il immaginable qu’un technico sans doute non assermente ait toutes les clees, savoir:
L’acces, la mise en place, les implementations et tunings, le poicon de controle, les scelles, les controles avant vote et apres depouillement, s’il y a lieu.
En quelque sorte le mecano est certifieur et se certfie. La se situe a mes yeux la Faille.
Je pourrais faire un rapprochement; que dis-je, un raccourci. Statistiquement plus de 75% des fraudes informatiques, comme les autres fraudes d’ailleurs, sont commises de l’interieur par le personnel ou ancien personnel.
Si de telles regles etaient appliques dans des domaines nettement mois sensibles que le vote, l’informatique n’existerait plus.
Desole pour mon jargon, je ne suis qu’occasionellement franophone.
Merci d’avoir subi ma copie jusque la.

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