Les serveurs de calcul rackables sont obsolètes, passez au micro-serveur
Envoyer à un amiChannel / Distributeurs / Revendeurs, Energie, Impertinences, Internet, Les Potins, Microprocesseurs, Ordinateurs, Réseaux, Serveurs
Par : N. GUILLAUME - Lundi 28 avril 2008 à 14:30
Renforcer une architecture de calcul coûte cher en infrastructures, que ce soit en serveurs ou en évolution de centre de données (refroidissement, espace…). Un constructeur balaye ces affirmations et commence à proposer son “OpenMicroServer” de la taille d’une boite à chaussures sur le marché Nord Américain… avant une arrivée en Europe ?
Le cauchemar du moment pour le secteur IT, c’est le coût des infrastructures à déployer et à maintenir pour répondre aux besoins croissants de nombreux clients. Parfois, le client gère lui même ses centres de données et parcs de machines, suivez mon regard.
Volume de stockage important, serveurs équipés de puissants processeurs et gros disques durs avec refroidissement de tout ce petit monde, la facture est salée en fin de mois pour de nombreuses entreprises.
Et bien les actionnaires DSI vont peut-être pouvoir enfin faire de beaux rêves avec un jouet matériel de taille lilliputienne proposé depuis quelques années par Plat’home, un constructeur Japonais qui mérite d’être connu.
Baptisé OpenMicroServer, ce produit - qui en est aujourd’hui à sa 4ième génération depuis 2001 -fonctionne principalement à base de distributions Opensource. Et ”MicroServer” car la taille de ce serveur est effectivement microscopique (ou presque).
Même si la puissance reste pour l’instant très limitée (400 Mhz), le système fonctionne sous NetBSD embarqué sur une carte de stockage interne (SSD).
Question place, les serveurs rackables n’ont qu’à bien se tenir: Cinq petites briques peuvent prendre place dans une unité (1U).
Cerise sur le gâteau, il ne pèse que 500 grammes à peine et consomme moins de 10 watts en fonctionnement. Avec des machines un peu plus costaud, on imagine déjà des calculateurs surpuissants qui nécessiteraient pourtant qu’une quantité d’énergie infinitésimale, le rêve.
Ensuite, il ne resterait plus qu’à mettre en place le réseau de stockage (NAS). Pas besoin d’aller chercher très loin ni très cher, un switch gigabit administrable et un boîtier Buffalo ou Synology feront largement l’affaire pour les micros-infrastructures.
Après un départ manqué, ces serveurs se relancent sur un marché qui a fait des économies d’énergie un argument commercial de premier ordre.
Comme un air de retour vers le futur, ces micros-machines sont peut-être un avant-goût des infrastructures que nous retrouverons en production au sein des centres de données dans les années à venir…
INQ
En savoir plus:
- Tatung construit également des serveurs “briques”
- Début des années 2000, Storever lançait ses openbricks avec Mandrake Soft

Partager sur Viadeo
Poster un nouveau commentaire