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Mort annoncée des Webradios américaines

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Droit / Finance, Impertinences, Internet, Loisirs, Réseaux, Web 2.0

Par : Cyril Fussy - Lundi 18 août 2008 à 15:48

Il est désormais évident que les organismes de défense du droit d’auteur ont décidé de saborder les Webradios aux Etats-Unis.

Malgré leur énorme popularité, les webradios comme Pandora sont sur le point de subir la punition de royalties tellement élevées qu’elles fermeront définitivement les boîtes (de Pandore).

Malgré plus d’un million d’auditeurs par jour, Pandora va devoir fermer boutique car la CRB (l’administration des droits d’auteur) américaine a décidé que les webradios devaient payer plus du double de ce que payent les radios classiques.

Ce qui signifie pour Pandora une facture annuelle correspondant à 70% de ses revenus estimés à 25 millions de dollars afin que la RIAA, ou plutôt dans ce cas les agents gouvernementaux assermentés de Soundexchange, puisse crier victoire. Les webradios de moindre importance estiment qu’il leur faudra verser de 100% à 300% de leurs revenus pour avoir le droit d’exister, ce que Soundexchange estime être juste.

Certains politiciens tentent de faire passer un amendement de dernière minute pour sauver cette industrie mais les Majors semblent dire “paye ou meurs”.

Ce tomber de rideau final sur les webradios montre à quel point l’industrie musicale est complètement larguée dans le domaine des nouvelles technologies. Forcer Pandora à fermer les privera de 10 millions de revenus et d’une plateforme unique de promotion pour leurs groupes de rap.

SoundExchange demande des royalties plus élevées pour les radios Internet car ils disent que leurs musiciens méritent une tranche plus grande des profits des radios Internet. Ils oublient juste que si les radios Internet ferment, leurs musiciens ne recevront tout simplement rien.

SoundExchange prétend que c’est la faute des radios Internet s’ils n’ont pas trouvé le moyen d’engranger suffisamment de revenus pour avoir le droit de diffuser des chansons. Ils disent que les radios n’ont qu’à employer des moyens publicitaires classiques, oubliant que l’audience Internet y est particulièrement allergique.

Une autre conséquence sera que les musiciens indépendants perdront une plateforme de promotion importante pour eux. Pour le moment, ils peuvent apporter leurs créations en ligne sur les webradios dans l’espoir d’attirer du trafic sur leur propre site Web.

Désorais, les webradios vont devoir payer des royalties à SoundExchange même si l’artiste n’a signé aucun contrat avec l’organisme. L’argent collecté par SoundExchange n’ira pas à l’artiste mais servira à payer de luxueuses vacances à la direction de la RIAA.

Bientôt, le seul endroit où les radios Internet survivront sera sur des sites illégaux off-shore où les gouvernements sont assez courageux pour ignorer les activités mafieuses des organismes de protection des vacances de leurs responsables. Evidemment, en pleine période d’élection et d’échanges de pots de vin bons procédés avec les deux camps, ces paradis fiscaux seront bientôt considérés comme nations favorisant le terrorisme et prêts à être envahis par les Boys.

L’Inq
Washington Post

Traduction et adaptation d’un article de Nick Farrell pour INQ.

Lire aussi:

Webradios US : une sortie de crise pour bientôt?

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