Descente de police dans les locaux du Parti Pirate allemand
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Par : Damien Bancal - Jeudi 18 septembre 2008 à 10:09
Le logiciel espion de la police allemande n’aime pas la publicité. La justice Bavaroise s’est invitée, il y a quelques jours, dans les locaux et les ordinateurs du Parti Pirate.En janvier dernier, une section du Parti Pirate Allemand (Piratenpartei), groupe de réflection politique sur les droits d’auteur, la vie privée et la surveillance sur Internet, avait diffusé sur la toile un document prétendument du ministère bavarois de la justice traitant d’un logiciel espion.
Un cheval de Troie “Bundestrojaner” que souhaitait mettre en place la police Allemande.
En janvier 2008, en plein débat sur le prétendu “Bundestrojaner”, le document avait fait des vagues. Il montrait qu’un tel logiciel pourrait être déjà en cours d’utilisation sans la moindre autorisation légale.
Septembre 2008, le Parti Pirate subit une descente de police dans ses locaux “à l’évidence, explique le Parti Pirate Allemand dans son communiqué de presse, il ne saurait y avoir de doute quant à l’authenticité de ce document.“
Motif de la descente, plainte contre X pour “divulgation de secret d’État“. A l’époque, le Parti Pirate avait indiqué qu’il n’avait aucune assurance sur l’authenticité du document diffusé sur son site Internet.
La justice s’est attaquée au porte-parole du comité directeur du Parti Pirate de Bavière. “C’est quelqu’un de courageux qui a transmis ces documents au Parti Pirate, afin d’informer le public d’une manoeuvre du gouvernement de Bavière hautement suspecte de violer la constitution, indique Andreas Popp, président du Parti Pirate en Bavière, Et maintenant cette personne est traquée comme un criminel. Des locaux privés sont perquisitionnés. Des serveurs sont saisis. Mais je tiens à assurer à cette personne que toutes les mesures ont été prises pour empêcher l’accès à des données qui pourraient conduire à son identification.“
Le “Bundestrojaner” (troyen d’État) serait un logiciel espion permettant aux autorités fédérales allemandes d’infiltrer les ordinateurs des particuliers. Un espiogiciel qui viserait les usagers de Skype et des cryptages SSL. Un espion informatique qui utiliserait des attaques de type man-in-the-middle. La loi devant autoriser cet outil et les pratiques qui vont avec est toujours débattue en Bavière.
Une loi similaire a été déclarée anticonstitutionnelle, cet été, en Rhénanie du nord-Westphalie.
Inq
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