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Les experts d’Internet domineront le monde mais leur cerveau sera amoché

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Internet, Les Potins, Web 2.0

Par : Cyril Fussy - Mardi 28 octobre 2008 à 10:39

Internet nous fait bouger les neurones et des scientifiques s’attendent à un tournant dans notre évolution, qui pourrait propulser les experts en technologies au sommet de la société.

Neurologue et directeur des Memory & Aging Research Centre du Semel Institute for Neuroscience et Human Behavior & Center on Aging à UCLA, Gary Small pense que le cerveau humain s’améliore dans les recherches d’informations et dans les vitesses de décision. Il l’attribue à l’habitude d’Internet et à la relative facilité avec laquelle les plus passionnés arrivent à obtenir l’information dont ils ont besoin.

Interrogé par Reuters, G. Small déclare y voir un changement dans notre évolution, en ajoutant que les mieux placés socialement dans les futures générations seront ceux qui arriveront à gérer à la fois leurs capacités technologiques et leur habilité à se comporter en face à face. Boutonneux dans ta cave, ta revanche est proche, mais il faudra apprendre à te comporter vis-à-vis des autres aussi.

L’une des études réalisées par G. Small consistait à surveiller l’activité cérébrale de 24 adultes surfant le web. Les meilleurs montraient un doublement de leur activité cérébrale dans les zones de prises de décisions et de raisonnements complexes.

Mais si la créativité et le potentiel à apprendre plus vite semblent accélérés chez certains, les scientifiques pensent aussi qu’Internet peut devenir une drogue, causer des troubles de l’attention et du comportement (ADD ou Attention Deficit Disorder) et provoquer des problèmes sociaux chez ceux qui se cantonnent dans les mondes virtuels.

Les drogués d’internet s’exposent aussi à un stress important et peuvent même en arriver à se bousiller les neurones en étant constamment à la recherche d’informations, apparemment.

“Il y a aussi le gros problème de négligence des contacts humains et la perte de possibilité de décoder les expressions faciales et le langage du corps”, prévient Gary Small.

L’Inq
Reuters

Traduction et adaptation d’un article de Sylvie Barak pour INQ.

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