Des champignons comme biocarburant
Envoyer à un amiPar : Cyril Fussy - Mardi 4 novembre 2008 à 16:41
On les mange, on les cultive, certains les fument, d’autres en sont dégoûtés, les champignons pourraient maintenant résoudre nos problèmes de carburant.
Un champignon poussant sur des arbres de Patagonie aurait tendance à produire des quantités jamais observées d’hydrocarbures, ce qui en ferait un bon candidat pour passer dans nos moteurs comme source de biocarburant.
Le professeur Gary Strobel, de la Montana State University, a mené ces recherches: “c’est le seul organisme connu qui produise autant de combinaisons de substances énergétiques”.
Il exprime sa surprise d’avoir découvert une “pléthore d’hydrocarbones” dans les eucaryotes.
Les biocarburants laissent encore la population songeuse, surtout si leur utilisation doit devenir synonyme d’augmentation des prix et de déforestation.
Les pourcentages de biocarburants consommés dans la Communauté Européenne doivent passer de 5,75 d’ici 2010 à 10 d’ici 2020. Mais si comme source de ces biocarburants un champignon pouvait être produit en masse, cela pourraitt résoudre pas mal de problèmes.
Le champi s’appelle Gliocladium Roseum et il pousse sur des Eucryphia cordifolia, au nord de la Patagonie, où il produit quantités de molécules d’hydrocarbones quasiment identiques à celles trouvées dans les combustibles fossiles.
Tariq Butt, un expert en champi à la Swansea University, dit que “les champignons sont très importants mais on dénigre bien souvent ces organismes”.
“La découverte et ses applications potentielles sont fantastiques. Cependant, il faut plus de recherche, de même qu’une étude pilote afin de déterminer les coûts et les bénéfices.”
Le professeur Strobel est quant à lui tout énervé: “les résultats étaient totalement inattendus et très excitants et presque tous les poils de mes bras se sont dressés”, ce qui nous semble être une réaction épidermique.
Les détails sur le “Mycodiesel” de Strobel seront publiés dans Microbiology.
L’Inq
The Guardian
Traduction et adaptation d’un article d’Emma Hughes pour INQ.
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Commentaires
Boh boh boh, ils ont du retard : c’était déjà décrit dans “du glucose pour Noémie” et “le rayon noir”, des aventures de Spirou & Fantasio. Comme quoi la réalité rattrape la BD.
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