Une puce d’analyse du plasma sanguin pourrait révolutionner le diagnostic médical
Envoyer à un amiPar : Cyril Fussy - Jeudi 27 novembre 2008 à 14:06
Des scientifiques du California Institute of Technology (Caltech) ont développé une “puce code barre” capable d’analyser les concentrations de dizaines de protéines dans une mini goutte de sang et en moins de 10 minutes. La technologie pourrait révolutionner le diagnostic médical et permettre aux patients d’obtenir un diagnostic précoce de dépistage de toutes sortes de maladies comme le cancer ou les maladies cardio-vasculaires.
Appelée Integrated Blood-Barcode Chip (IBBC), la puce est de la taille d’une platine porte-échantillon de microscope et entièrement recouverte de silicone. Le sang sécoule le long de micro-rainures séparant le plasma sanguin en flots microscopiques.
“Avec notre puce code barre, nous obtenons des résultats d’analyse en moins de 10 minutes”, s’égosille l’inventeur et prof de chimie, James R. Heath. Une seule puce peut tester le plasma sanguin de 8 patients en même temps. “Nous pensons pouvoir dépister 100 protéines à la fois d’ici une année”, ajoute le prof. R. Heath.
Le sang est poussé dans les entrailles de l’IBBC et circule dans les micro-sillons. Le plasma est alors analysé par le “code barre” qui est composé d’une série de lignes de 20 microns d’épaisseur chacune garnie d’anti-corps capables de s’attaquer à une protéine spécifique qui passerait à portée. En fonction de la quantité de protéines détectées, chaque ligne luit d’un indicateur rougeâtre.
Le code barre est alors placé dans un scanner de laboratoire aussi utilisé pour l’établissement de génomes. Les chercheurs du Caltech pensent pouvoir commercialiser l’invention facilement et pensent même pouvoir imaginer un scanner qui coûterait trois fois rien pour analyser les informations, selon le post-doctorant Rong Fan, co-auteur de l’article.
Le National Cancer Institute et l’Institute for Collaborative Biotechnologies ont financé les recherches, avec l’aide de fonds militaires. Les puces sont actuellement en test sur des patients souffrant de tumeurs au cerveau afin de mesurer l’efficacité de leur traitement.
L’Inq
NanoTechWire
Traduction et adaptation d’un article de Sylvie Barak pour INQ.
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