Plus de divorces dans les communes sans accès Internet haut-débit ?
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Par : N. GUILLAUME - Lundi 29 décembre 2008 à 10:07
Fiction: Et si aller se connecter en urgence le soir depuis le bureau lorsque l’on habite dans une commune en zone blanche (sans accès haut-débit) entraînait plus de divorces dans ces mêmes zones…
On savait que certain(e)s trompaient leur mari (ou leur femme) sur Meetic depuis le bureau ou depuis l’ordinateur personnel. Encore faut-il pouvoir se connecter à Internet, donc si possible, avoir un accès Internet haut-débit.
Pas besoin d’être un grand analyste de l’INSEE pour voir ce qui se passe dans les communes qui ne sont pas (encore) desservies par l’internet Haut-Débit.
18 heures, comme chaque soir, le mari (architecte) rentre du bureau et sera suivi ce jour la par sa femme (infirmière) à quelques minutes près.
Alors que le repas est presque prêt vers 19 heures, un coup de fil arrive: le mari doit s’absenter pour aller un gros fichier envoyé il y a quelques minutes par un fournisseur retardataire. Car problème, notre architecte doit boucler son projet demain matin et le présenter demain après-midi.
“Chérie, je file au bureau c’est urgent, je reviens dans pas longtemps”: le refrain est connu, limite insultant, tellement on peut penser que le mari va aller voir sa seconde femme maîtresse sans oser l’avouer.
Et pourtant, l’homme n’a jamais eu la moindre aventure extra conjugale.
Comme il habite dans un village en zone blanche, sans accès Internet Haut-Débit, il fera un aller-retour jusqu’à son bureau situé à quelques kilomètres de son domicile pour aller télécharger sur sa clé USB le fichier de 124 Mo envoyé par son fournisseur et devant être retravaillé en urgence.
Pendant cette courte période, la femme de notre Internaute ne cesse de penser que les absences répétées de son mari ne sont pas normales et finira par s’inquiéter pour son couple. Au point de se demander si elle ne doit pas divorcer.
Le mari rentrera une heure plus tard, vers 20 heures, pour manger avec sa femme qui ne décrochera pas un mot de la soirée car elle n’arrive pas à s’expliquer pourquoi son mari doit s’absenter si souvent le soir, ne prêtant pas grande attention à l’excuse du “haut-débit”.
Dans cet exemple purement fictif mais totalement réaliste, on note à quel point l’accès Internet n’est pas seulement un moyen de jouer à Prizee ou regarder des vidéos délires inutiles sur Youtube.
Dans la plupart des zones urbaines, un tel exemple est toutefois difficilement imaginable.
Si certains élus en doutaient, le haut-débit s’est placé depuis plusieurs années comme un besoin vital dans la vie des ménages et des professionnels, qu’ils habitent au cœur de Paris ou au fond du Larzac. On serait même tenté de dire “surtout s’ils habitant au fond du Larzac.”
Ne rien faire pour apporter le haut-débit à chaque administré revient à ce que des exemples comme celui de ce vrai-faux couple se vérifient et conduisent à des situations familiales tragiques ou plus simplement, à la désertification de communes rurales.
Espérons donc qu’en 2009, ces territoires en zones blanches changeront définitivement de couleur. Et pourront enfin lire TheInquirer à tout instant du jour et de la nuit
Bonne année 2009.
INQ
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Commentaires
Oui enfin, on pourrait sans doute trouver la même explication avec Internet, dans cas là, et e respéctant les personnages, le mari (encore un cliché) termine du boulot sur son PC (enfin il est sur son PC), il lui est sans doute plus difficile de trouver une excuse pour assurer une rencontre à l’extérieur, mais là, Messieurs je vous laisent trouver tout seul.
Bonne fin d’année à tous
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