Le président de l’Arcep aligne son salaire sur celui du CSA…
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Par : edouard - Lundi 29 juin 2009 à 14:52
Ce n’est que justice. La présidence du CSA vaudrait-elle plus que celle de l’Arcep ?!
Ce 29 juin, à l’occasion de la publication de son rapport d’activité, l’Arcep (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes) a convié quelques personnalités du secteur des télécoms et la presse. Parmi les questions qui auraient pu être posées, il y a celle de la date officielle du dépôt des candidatures pour la 4è licence de télécoms (fin juillet 2009? ).
Mais il y avait aussi celle de la rémunération de son nouveau président Jean-Ludovic Silicani. Or, le discours de ce dernier terminé, l’assistance et les journalistes ont été invités à se diriger… vers le buffet.
Il est vrai que cette séance protocolaire donne rarement lieu à débat, puisque, comme dans tout bilan, les jeux sont faits.
L’une des questions, si elle avait été posée à l’intéressé, aurait pu être: confirmez-vous les informations du Canard Enchaîné, faisant état d’un quasi doublement du salaire du président de l’Arcep, deux mois après votre arrivée, le 11 mai dernier?
Jean-Ludovic Silicani, sorti major de la promotion Voltaire de l’ENA (celle de Ségolène Royal, François Hollande, Dominique de Villepin…), était bien placé pour justifier et mériter ce réajustement. En avril 2004, à la demande du Premier ministre (Jean-Pierre Raffarin), il avait rédigé un rapport sur… la rémunération des directeurs d’administration centrale.
D’octobre 2007 à avril 2008, il a remis ça à l’occasion d’un Livre blanc sur l’avenir de la fonction publique. Un rapport où il formule, parmi 40 propositions, une suggestion: “Personnaliser la rémunération fonctionnelle, en tenant compte de la difficulté du poste et des résultats de l’agent”
“La rémunération au mérite des directeurs d’administration centrale : mobiliser les directeurs pour conduire le changement”.
Auparavant, il est vrai qu’il avait occupé la présidence d’une haute autorité injustement méconnue, le Conseil Supérieur de la Propriété Littéraire et Artistique (CSPLA), dont ni l’aura ni la rémunération n’ont semble-t-il, jamais réussi à attirer les plus brillants serviteurs de la République.
La prise de risque et le rythme du changement à l’Arcep justifiaient bien un réajustement de la modique rémunération du président. Celle-ci n’était que de 82.326 euros, plus une indemnité de fonction de 55.307 euros. Le 13 juin, Christine Lagarde et Eric Woerth, à Bercy, ont signé un décret portant son indemnité de fonction annuelle à 100.500 euros, soit, pour l’actuel président, un revenu de 182.826 euros -rapporte le Canard Enchaîné.
Interrogé, un cadre de la direction de l’Arcep n’a pas fait état d’un démenti sur ces montants, confirmant au contraire que ce réajustement était présenté comme un rattrapage par rapport à la rémunération du président du CSA… D’aucuns diront qu’en matière de réajustement, crise ou pas crise, l’exemple vient toujours de plus haut.
INQ
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Commentaires
soit par mois une augmentation de 1,5 fois mon salaire … annuel
Qui parle de crise et de réduction du train de vie de l’état !!!
Tient ? les ministres signent les décrets maintenant ?
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