Haut débit: Les RAN, une rustine pour les zones rurales
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Par : N. Guillaume - Mardi 7 juillet 2009 à 14:35
Ces réseaux d’accès ruraux (Rural Area Network) tendent à se développer la où les opérateurs ne veulent pas aller faute de rentabilité.
Lorsqu’un département, une région ou même un pays de communes n’a pas la volonté les moyens d’investir dans un réseau d’initiative publique, la population se sent délaissée voir abandonnée. Mais surtout, désemparée.
Car c’est un fait, bon nombre de Français choisissent de s’installer à la campagne. Si ces foyers veulent de l’eau et de l’électricité, ils pensent avant tout à vérifier qu’ils auront du haut débit, mais bien souvent hélas, c’est la déconvenue.
C’est sans compter la multiplication de petits projets à l’échelle locale comme celui de Tréflévénez, une petite commune du Finistère. Les habitants n’étant pas éligibles à l’ADSL, ont décidé de créer une association pour déployer et assurer la maintenance d’un RAN.
Dans les faits, l’association a loué un accès ADSL 2 à l’opérateur Céleste, les données ayant ensuite été acheminé jusqu’aux abonnés par un pont hertzien en Wifi. Coût du réseau, environ 5000 Euros, financés par les contributeurs du projet.
Voyant le projet se mettre en place, la mairie a décidé de son côté d’accorder une subvention de 800 Euros pour l’achat du matériel.
Au final, les abonnés ont un débit avoisinant 1 à 2 mégabits par seconde. On est encore loin des débits promis par la fibre jusqu’à l’abonné mais le modèle administratif, technique et financier éprouvé par les bretons a déjà donné des idées à d’autres petits villages peuplés d’irréductibles gaulois…
INQ
Avec Ariase, Assoc Treflevenet.fr
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