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Eloge de France Télécom par une salariée : la boulette de “Métro”

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Droit / Finance, Impertinences, Internet

Par : Pascal Bories - Lundi 4 juillet 2011 à 17:57

Le journal “Métro” a oublié de préciser que la salariée qui témoignait sur les conditions de travail chez France Télécom dans ses colonnes était… une communicante du groupe.Dans son numéro de lundi, le quotidien gratuit “Métro” publiait l’interview d’une certaine Louise Amara, présentée comme une simple salariée de France Télécom.

L’article précisait que la femme avait été “téléconseillère à temps partiel au centre d’appel d’Ivry-sur-Seine pendant dix ans”.

Dans l’entretien, celle-ci ne tarissait pas d’éloges sur ses conditions de travail chez l’opérateur, qui avait pourtant connu une grave crise sociale liée à une vague de suicides depuis trois ans.

France Télécom

France Télécom reçoit les éloges d'une "salariée"

“Aujourd’hui, on n’est plus dans l’ambiance morose que l’on connaissait”, affirmait-elle, ajoutant que l’encadrement faisait preuve d’une plus grande “tolérance” concernant les retards notamment.

L’interviewée précisait : “Depuis un an, il existe une écoute beaucoup plus active.” Et concernant ce qu’on supposait être son propre emploi : “Notre centre d’appel a aussi été rénové en l’espace de six mois.”

Découvrant cette interview étrangement élogieuse, le syndicat CFE-CGC/Unsa de France Télécom a immédiatement réagi par l’envoi d’un communiqué à l’AFP.

En réalité, ont indiqué les représentants syndicaux à l’agence de presse, le journal a omis de préciser que la “salariée” occupe actuellement le poste de rédactrice en chef du webzine corporate de France Télécom.

Chargée de la communication externe du groupe, la femme s’appellerait en réalité Louisa Amara et aurait donc pour supérieure hiérarchique la nouvelle directrice de la communication, Christine Albanel.

“On est sous le choc. C’est une manipulation. Nous demandons la démission d’Albanel”, n’a pas hésité à lancer un responsable syndical.

En réalité, selon France Télécom, le journal “Métro” avait été informé des fonctions actuelles de l’interviewée.

La rédaction du quotidien n’a pas démenti, et reconnu qu’il s’agissait “d’une erreur absolument involontaire, par omission”.

Toutefois, pour se dédouaner, les journalistes ajoutent : “A aucun moment on ne dit qu’elle est actuellement employée au centre d’appel.”

A l’ère de la surinformation, il semble donc que la “sous-information” puisse avoir des conséquences regrettables…

INQ

Via AFP

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