La face cachée de Facebook dévoilée
Envoyer à un amiPar : Pascal Bories - Vendredi 28 octobre 2011 à 13:46
Un étudiant autrichien a découvert que le réseau social conservait des millions de données privées sur ses membres… et plus encore.
Max Schrems, 24 ans, pourrait bien faire mal à l’empire de Mark Zuckerberg, régulièrement soupçonné de ne pas respecter les lois assurant la protection de la vie privée.
En juillet dernier, l’étudiant autrichien était parvenu à obtenir de Facebook l’ensemble des données le concernant, soit un dossier de 1222 pages au format PDF, expédié sous forme de CD Rom.
Pour ce faire, il avait dû trouver le formulaire de demande caché dans les pages d’aide du site, et répondre avec insistance à plusieurs mails visant à l’en dissuader.
Surtout, il avait dû assortir sa demande d’une référence à la directive européenne 95/46/CE sur la protection des données à caractère personnel, le siège international de Facebook étant situé en Irlande, pays membre de l’Union.
Sur son site “Europe vs Facebook”, Max Schrems a alors publié l’intégralité de son dossier, anonymisé, afin de faire connaître au plus grand nombre sa découverte.
On y apprend ainsi que le site conserve une trace de toutes les demandes d’ajout, même refusées, de toutes les invitations à des événements, de tous les échanges de mails ou de messages privés, supprimés ou non…
Tous les changements de statuts, publications, “pokes” et tags de photos, même annulés ou supprimés par la suite, sont conservés dans la mémoire géante du réseau social.
Mieux encore : selon Max Schrems, le site possèderait également des profils fantômes, associés aux adresses mails d’internautes non inscrits, mais en relation avec un ou plusieurs de ses membres.
Au total, depuis le mois d’août dernier, l’étudiant a adressé 22 plaintes au Commissaire irlandais à la protection des données, concernant toutes les irrégularités qu’il a constatées.
Une enquête a donc été ouverte cette semaine, notamment pour savoir si les données supprimées par utilisateurs étaient bien conservées par Facebook, auquel cas le site tomberait sous le coup de la loi.
INQ
Via Ecrans
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