Wikileaks dénonce les acteurs de la surveillance d’Internet
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Par : Pascal Bories - Jeudi 1 décembre 2011 à 17:16
Le site spécialisé dans la diffusion de documents secrets revient à la charge en publiant une série d’informations sur les “marchands d’armes de surveillance”.
Encore une fois, Wikileaks a fait appel au site français OWNI pour rendre accessibles au grand public 1100 documents concernant les entreprises privées qui vendent des solutions de surveillance du réseau.

Wikileaks lance l'opération SpyFiles
Au menu de ces “SpyFiles” : documents internes, plaquettes commerciales et modes d’emploi des produits fournis par ces sociétés seront mis en ligne progressivement.
Cette fois, l’opération de Wikileaks est également relayée par le “Washington Post”, “The Hindu”, “L’Espresso”, la chaîne allemande ARD et l’ONG britannique The Bureau of Investigative Journalism.
D’ores et déjà, les données fournies nous apprennent que le marché de la surveillance de masse d’Internet représente 5 milliards de dollars à l’échelle de la planète.
Sur les 124 entreprises recensées, 62 sont européennes, et 8 sont françaises. Parmi les principaux acteurs, on peut citer : Nokia-Siemens, Qosmos, Nice, Verint, Hacking Team, Bluecoat ou Amesys.
Celles qui ont été interrogées sur l’usage qui est fait de leurs solutions d’espionnage répondent en usant de la même langue de bois que les marchands d’armes traditionnels.
Pourtant, toutes proposent des produits permettant d’écouter, d’espionner, de géolocaliser ou de tracer à leur insu des individus “tels que des opposants politiques” (dixit la société allemande Elaman).
Encore un coup qui pourrait faire mal aux relations internationales, notamment à cause des révélations concernant la fourniture à la Libye et à la Syrie de telles armes par les démocraties occidentales…
INQ
Via OWNI
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