Assurance emprunteur : fumer vous coûte le double !

0 36

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse considérable et historique du nombre de fumeurs entre l’année 2016 et l’année 2017. Les différentes mesures anti-tabac prises ces derniers temps, et tout particulièrement les hausses progressives et régulières des prix, ont amené près d’un million de fumeurs à suspendre leur consommation. Une excellente nouvelle pour leur santé mais également pour leur porte-monnaie puisque les non-fumeurs souhaitant faire l’acquisition d’un bien immobilier vont voir le coût de leur assurance-emprunteur diminuer significativement.

Une assurance-emprunteur très coûteuse pour les fumeurs

C’est un fait souvent peu connu et que les acquéreurs ne prennent pas toujours en considération lors de l’achat d’un bien immobilier : les fumeurs paient leur assurance emprunteur en moyenne deux fois plus chers que les non-fumeurs.

L’assurance-emprunteur couvre les acheteurs de bien immobilier en cas de perte d’emploi, de décès, d’incapacité de travail ou de perte d’autonomie. Le prix de cette assurance est calculé en fonction de plusieurs critères qui visent à évaluer le niveau de risque général. Ainsi, les antécédents médicaux, l’hygiène de vie, le risque professionnel selon l’emploi exercé et le mode de vie de l’acheteur (pratique de sports extrêmes par exemple) sont passés en revue afin d’établir le coût de l’assurance-emprunteur. Le tabagisme étant considéré comme un risque aggravé, les assurances appliquent toujours une surprime qui varie généralement entre 20% et 70%.

L’obligation de déclarer son état de santé

Au moment de la souscription d’un prêt immobilier, l’assureur demande à l’acheteur une Déclaration d’Etat de Santé (DES) qu’il faut remplir le plus consciencieusement possible pour éviter tout problème ultérieur. Ne pas déclarer son tabagisme peut avoir de lourdes conséquences : non seulement l’assuré risque de ne plus être couvert et de devoir payer immédiatement le restant dû mais il risque également une condamnation judiciaire pour fraude à l’assurance. Il est donc important de jouer la carte de la transparence avec son assurance pour se prémunir de tout conflit.

Pour être déclaré non-fumeur, il est nécessaire de ne pas avoir fumé depuis plus de deux ans et de ne pas « vapoter » non plus, cette activité étant assimilé à du tabagisme classique par les assurances.

Dans l’éventualité où l’assuré arrête de fumer après la souscription de son contrat, il peut en avertir son assurance dans le but de faire réévaluer à la baisse sa cotisation. Afin de prouver sa bonne foi, il devra le plus souvent se soumettre à un test cotinine pour évaluer si sa consommation de nicotine a bien cessé. A l’inverse, un assuré qui commence à fumer après sa souscription doit également en informer son assurance, au risque de voir sa cotisation augmenter.

Comparer les offres pour obtenir le meilleur tarif

Depuis que le Conseil Constitutionnel a autorisé les détenteurs de crédits immobiliers à renégocier l’assurance de leur prêt, il leur est possible de souscrire une assurance auprès d’un autre organisme. Consulter plusieurs assurances et faire jouer la concurrence peut ainsi permettre de réaliser de belles économies et, dans le cas où l’assuré est un fumeur régulier, de limiter la surprime appliquée en cas de tabagisme.

En savoir plus : https://patrimoine.lesechos.fr/immobilier/credit/0301745334799-assurance-emprunteur-deux-fois-plus-chere-pour-un-fumeur-2180340.php

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.